Lamine Diatta

Diatta revient à la maison

Publié le 07/11/1998

Football : Girondins de Bordeaux-TFC

Diatta revient à la maison - DDM

Diatta revient à la maison DDM

Le jeune défenseur toulousain affronte un club où il aurait tant aimé jouer.

Deux fois, il a effectué des essais. Deux fois, la porte est restée fermée.

«Ça n'a pas marché, ni la première fois où Gernot Rohr m'a appelé à Lormont, ni l'année suivante quand j'étais à Arcachon. Avec Rohr, ça ne passait pas».

Il y a trois ans, Lamine Diatta prend donc la route que lui conseille Stéphane Plancque, celle du TFC. «J'aurais pourtant aimé jouer aux Girondins, pour rester près de chez moi et être dans un grand club», lâche-t-il. Le nouveau stoppeur du TFC (depuis trois matches en D1) laisse donc ses parents, ses trois frères et sa sur, arrivés du Sénégal en 1976, dans la grande banlieue girondine. Et la majeure partie de sa vie.

«A Lormont, on jouait le dimanche après-midi, même en National 3. Alors, j'allais souvent à Lescure. Vous savez, Bordeaux, c'est vraiment foot, plus que Toulouse. J'avais un copain, Franck Goudeagbé, qui jouait aux Girondins et qui me donnait des invitations. Cette pelouse, je l'avais foulé pendant des levers de rideaux, en poussins. Là, c'est la première fois que je vais vraiment y jouer».

Un moment fort

Devant toute sa famille, tous ses amis, ce qui a déclenché une chasse aux invitations... «Je sais que ça va être un moment fort. Que ma motivation sera la même : croyez-moi, je serai présent !» Après une poignée de mains à ses potes, Kaba Diawara et Kodjo Afanou, Lamine Diatta n'aura guère besoin de se préparer. Il est prêt. Dans sa tête, une phrase, une seule, revient, systématiquement : «j'aurais voulu y jouer».

Il entamera, tout à l'heure, son quatrième match consécutif en pro. «Je crois que ça se passe bien. Galdames me replace, me soutient, me parle beaucoup. La D1, ça va plus vite, il faut que j'améliore mes relances et mon placement, que je donne des ballons propres. Mais mes parents sont très contents, ils regardent mes matches sur le satellite, ils m'encouragent».

Au téléphone souvent, ou quand il parvient à passer un week-end là-haut. De vive voix, ce soir à Lescure. Chez lui. Sur cette pelouse où il aurait tant aimé...

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